http://www.les-gueux.org

Sommaire du N° 2 mars/avril 1997 "Inégalité, précarité, misère"

Comité des universités contre la précarité

Depuis la dernière réunion du 31/01/97, le Comité a tenté d'établir un état des lieux, encore insuffisant, avec la tendance à ne pas faire assez appel aux personnes concernées (manque souvent des correspondants par service).

Sur l'Université Pierre-Mendès-France, on dénombre 370 titulaires IATOS ou ITARF, 100 contractuels auxiliaires et précaires, 96 CES, probablement une dizaine de CEC, et autant d'objecteurs de conscience. Ce qui nous donne un total de 37 % du personnel qui est non titulaire.

Sur l'Université Stendhal, on compte 148 IATOS, 42 contractuels, 30 CES, 18 CEC, 6 objecteurs soit 39,3 % du personnel qui est non titulaire.

Sur l'Université J. Fourier, on compte environ 680 titulaires, 290 contractuels, environ 100 CES, soit 36 % du personnel qui est non titulaire.

Des états provisoires de situation ont été faits pour de nombreux services. Certains ne fonctionneraient plus du tout sans CES et CDD. Un très grand nombre de CES et de CDD occupe des emplois permanents. C'est l'inégalité la plus totale. Cette observation a déjà été faite par la Cour des Comptes en octobre 1996, sans aucun effet.

Il semble y avoir un lien direct entre l'organisation systématique de la précarité et la disparition à pas lents de la prévoyance sociale. Les CES n'existent pas pour pallier à un manque d'emploi. Ces contrats aboutissent à délester la masse salariale des cotisations patronales qui ont construit la prévoyance sociale.

Les titulaires sont totalement concernés. Participer à cette aggravation de la précarité, c'est aboutir à mettre en cause, de fait, le statut de la fonction publique et la prévoyance sociale.

Pour le Comité